Que se soit des ballades à pied, en vélo ou bien à moto ,ce n'est que du bonheur !!!
Les hautes-côtes de Nuits et de Beaune forment un paysage vallonné, entre vignes, forêts, pâtures, combes et falaises.
«Aucune vue, aucun site, si varié, si pittoresque, si grandiose qu’il fut, n’a pu me faire oublier mon petit vallon de Bourgogne », écrivit Alexandre Dumas à propos des hautes-côtes de Beaune. Le décor est planté… Ici, vallons et collines se succèdent, avec des vignes accrochées au pied de la falaise calcaire.
Les hautes-côtes de Nuits surplombent, elles, la côte de Gevrey, jusqu’au bois de Corton. Elles recèlent de petits villages nichés aux abords des forêts, tandis que les vignes ont investi tous les coteaux bien exposés.
Dans sa thèse intitulée « la renaissance du vignoble des hautes-côtes de Beaune et des hautes-côtes de Nuits », François Legouy, docteur en géographie, explique qu’avant le phylloxéra (en 1878), le vignoble des hautes-côtes a connu un cycle d’expansion de la vigne lié à la croissance économique sur l’ensemble du XIX e siècle et à l’augmentation de la consommation de vins ordinaires. Après la surproduction viticole du début du XX e siècle et la crise des années 30, les hautes-côtes sont devenues un vignoble de qualité au cours de la seconde moitié du XX e siècle.
1961, année de l’AOC
La reconquête du vignoble des hautes-côtes est due en partie à un homme, Etienne Kaiser. Instituteur à Meloisey, il a su ficeler les dossiers des viticulteurs et faire aboutir leurs démarches, avec l’obtention de l’AOC bourgogne hautes-côtes de Beaune et bourgogne hautes-côtes de Nuits, le 4 août 1961.
Les sols des hautes-côtes sont des marnes argilo-calcaires qui proviennent des sédiments déposés par les mers. Le relief a été engendré par la formation des Alpes. Une faille, la plaine de la Saône, s’est formée, avec à l’est le Jura et à l’ouest, la côte vineuse. Ensuite l’érosion a fait son travail.
Le relief tourmenté des hautes-côtes de Beaune et de Nuits – combes profondes, falaises dominant le vignoble – qui fait alterner vignes, prés, forêts dans une grande variété de paysages, séduit de nombreux touristes. Les gîtes ruraux et les chambres d’hôtes se sont beaucoup développés au cours des dernières années. Randonnées pédestres, à vélo ou à cheval rencontrent un franc succès.
Enfin, les hautes-côtes recèlent de très nombreux sites naturels et des vestiges du passé à découvrir. A Reulle-Vergy, les caves de l’ancien monastère de Saint-Vivant subsistent. Arcenant est le point de départ de randonnées qui conduisent à des grottes : le puits Groseille et le trou du Duc. Dans les hautes-côtes de Beaune, les toits de tuiles vernissées du château de la Rochepot symbolisent à elles seules la Bourgogne.
Elisabeth Ponavoy,Publié le 10/03/2011,Le bien Public
